vendredi 24 octobre 2014

Le Prieuré de Trizay : un classement tardif





Après la Charente franchie sur le Pont de Saint-Clément, nous poursuivons sur deux kilomètres et nous tournons à droite vers Pont-l'Abbé d'Arnoult, laissant à droite Echillais et son église romane où l'on peut voir la colonne du grand'goule.
Après une lieue de verte campagne coupée de bois et de vallonnements se découpe sur l'horizon le clocher du coquet bourg de Trizay qui, du point de vue touristique, réserve une surprise avec les ruines imposantes de son ancien prieuré casadéen. Par ce qui reste, une fois pénétré dans l'enceinte, on peut présumer quelle devait être autrefois son importance. C'est dans la vaste cour qu'on peut juger de la beauté de l'ensemble, la salle capitulaire est extraordinaire, et l'église à la chaude patine ocrée ne lasse pas d'émouvoir. Devant ces ruines, souvenir d'une époque où l'art roman prenait son essor en Saintonge, on déplore qu'un classement comme monument historique ne soit pas intervenu plus tôt, ce qui aurait protégé ce magnifique prieuré qui avait tant souffert des Guerres de Religion puis de la pioche des démolisseurs.
Restauré à partir de 1994 après de longues années de décrépitude, les bâtiments conventuels et les vestiges de l'église sont accessibles au public et abritent un centre d'art contemporain.

François Hagnéré

(Illustrations: Les bâtiments conventuels, l'église photos par Cobber17, Wikipedia.
La salle capitulaire, vues de l'intérieur et de l'extérieur, photos par Jochen Jahnke, Wikipedia)

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