samedi 28 novembre 2015

Ensemble, sauvons le château de Murviel!!!

Le château de Murviel-les-Béziers, dont certaines fondations sont du XIIème siècle, a non seulement pour sa propriétaire une valeur familiale et sentimentale, il est dans sa famille depuis 1806, mais il possède aussi une valeur historique très importante du fait qu'il soit resté dans son jus depuis plus d'un siècle, ce qui fait de lui une exception : son entrée  en pierre sculptée avec finesse, de très beaux décors du XVIIème siècle encore visibles sur les plafonds à la Française, de remarquables peintures murales historiées qui viennent orner ses murs, et bien d'autres petits trésors…

Le projet de Véronique est de redonner vie à ce château qui est resté inhabité depuis plus de 70 ans. Et par la suite de l’ouvrir  au public.


Nous vous laissons découvrir ce projet de sauvegarde en cliquant ICI.

Faire un don sur cotizasso: DON

mardi 24 novembre 2015

Cinquante propositions françaises pour protéger le patrimoine de l’humanite

Il est urgent de de se poser les vraies questions et d'essayer de trouver de vraies réponses afin de sauvegarder le  Patrimoine...Chez nous comme partout dans le monde...


Voici le rapport remis au Président de la République sur la protection du patrimoine en situation de conflit armé établi ce mois de Novembre 2015, par Jean-Luc Martinez, Président-directeur du musée du Louvre:

samedi 21 novembre 2015

Loges du Palais Garnier... complément d'enquête.


Urgences Patrimoine s'est penché plus avant sur l'intérêt historique et artistique des loges créées par Charles Garnier...
Nous avons trouvé une étude complète faisant état de tous les travaux concernant celles-ci de l'origine à nos jours.
Tout ce qui est mis en lumière dans ce brillant mémoire se réfère à la documentation interne de l'Opéra Garnier...


Nous vous offrons aussi quelques représentations de la salle et des loges voulues par C. Garnier afin de vous éclairer sur la dimension patrimoniale du lieu...
Notre enquête continue...






mercredi 18 novembre 2015

Le mot d'Alexandra

Aujourd'hui plus que jamais, il va falloir se montrer digne de l'héritage Culturel qui nous a été transmis et de faire de cette transmission une priorité.

Je me suis demandée un peu avant la création d'Urgences Patrimoine, pourquoi de plus en plus de monde s'intéressait à cette cause...

Mon analyse, bien que primaire, m'a conduit à cette réponse : dans des périodes socialement et économiquement troubles, nous avons besoin de nous raccrocher à des choses et à des valeurs connues.
Le Patrimoine en est, après la famille, certainement l'un des plus beaux exemples.

Car le Patrimoine rassure!
Les pierres, les traditions, les gestes, les paysages... forment un rempart protecteur dans une société aseptisée où l'hyper consommation a remplacé le durable, où le jetable a remplacé l'artisanal et où l'apparence a plus d'importance que la valeur intrinsèque de l'individu.

Alors si nous voulons que ce rempart nous protège encore longtemps, il faut que nous en soyons fiers et dignes.
Il est de notre devoir de le respecter, de le valoriser, plutôt que de le négliger, le mépriser ou pire...le détruire.

Sans rempart, nous serons bien plus vulnérables encore, sans rempart, nous serons en proie à encore bien plus de dérives et livrés sans défense aux attaques les plus diverses.

En honorant notre Patrimoine, c'est la mémoire de ceux qui nous l'ont transmis que nous honorons. Soyons fiers de cet héritage,soyons fiers de notre histoire commune et de nos racines.

...Aujourd'hui plus que jamais "relevons nos pierres, pour relever la tête"!!!


                                                                                Alexandra Sobczak
                                                                                Présidente fondatrice



vendredi 13 novembre 2015

L'Opéra Garnier, analyse d'une œuvre totale, d'après le traité de Georges Tubeuf

Georges Tubeuf, théoricien de l'architecture et ancien élève de l’École Nationale des Beaux-Arts, publie de 1890 à 1898 ses Traités d'Architecture. Dans son chapitre sur les constructions publiques, il consacre de nombreuses pages au cas de l'Opéra Garnier, et s'en sert comme d'un modèle pour traiter de l'architecture des théâtres. À travers cette publication méconnue, nous pourrons nous rendre-compte de l'impressionnante modernité de l’œuvre de Garnier, du programme extrêmement précis dans lequel il a été amené à travailler et de l'importance impérative de la maintenir en l'état, sans rien en enlever ou ajouter (pour signer la pétition contre la destruction des loges de l'Opéra, cliquez-ici).

C'est par un décret du 29 septembre 1860 qu'a été déclarée d'utilité publique la construction d'une nouvelle salle d'Opéra, sur un emplacement sis entre le boulevard des Capucines, la rue de la Chaussée-d'Antin, la rue Neuve-des-Mathurins et la passage Sandrié. Un arrêté du 29 décembre suivant ouvrit un concours et en détermina les conditions : un délai d'un mois était accordé aux concurrents.
Cent soixante-douze projets furent présentés et exposés. Le jury n'accorda pas le grand prix, mais distingua cinq de ces projets et désigna celui qui portait le n°6 pour le premier prix de 6000 francs, le n°34 pour le prix de 4000 francs, le n°17 pour le prix de 1000 francs, les n°29 et 38 chacun pour un prix de 150 francs. Les auteurs de ces projets étaient MM. Genain (n°6), Crépinet et Botrel (n°34), Garnaud (n°17), Duc (n°29), Ch. Garnier (n°38).
À la suite d'un concours définitif, le projet de M. Charles Garnier fut choisi à l'unanimité et l'exécution lui en fut confiée.
Le rapport concluait en ces termes : « Le travail de cet architecte a été jugé réunir des qualités rares et supérieures, dans la belle et heureuse disposition des plans, l'aspect monumental et caractéristique des façades et des coupes. Ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome, M. Garnier, qui se recommandait déjà par ses succès académiques et ses excellentes études des monuments de l'Italie et de la Grèce, a acquis les connaissances pratiques qui lui permettent de remplir avec distinction la glorieuse mission qui lui sera confiée. L'exécution de son projet promet une salle d'Opéra digne de Paris et de la France. »
Il serait superflu de constater combien les prévisions du rapport ont été justifiées par l'achèvement de l'édifice et à quel point le public a confirmé le jugement du jury.
Les travaux furent commencés en août 1861 ; interrompus pendant les événements de 1870 et de 1871, il étaient loin d'être achevés, lorsque, dans la nuit du 27 au 28 octobre 1873, la salle d'Opéra de la rue Lepeltier fut entièrement détruite par un incendie.
Les travaux du Nouvel-Opéra reçurent une active impulsion. L'achèvement de certaines parties du monument (le pavillon ouest et le glacier) fut différé, et l'inauguration eut lieu le 5 janvier 1875, par une représentation par ordre, dans laquelle on exécuta différents fragments d'opéras et de ballets. La série ordinaire des représentations commença le vendredi 8 janvier.

Ces indications indiquent souvent des conditions qui peuvent paraître très importantes ; on se rappellera qu'il s'agit d'un théâtre tout à fait exceptionnel ; mais, en même temps, on verra que les prescriptions édictées ont pour but de donner la plus grande facilité au public, d'une part, et de plus, d'assurer le service et le bon fonctionnement de l'administration en elle-même.
Un perron de dix marches en pierre de Saint-Ylie conduit à un rez-de-chaussée en liais de Larris percé de cinq arcades, décoré de quatre statues et de quatre médaillons. De chaque côté est un avant-corps, percé d'une arcade semblable et orné de deux groupes en pierre. Au-dessus s'étend la loggia, dont les seize colonnes monolithes en pierre de Bavière ressortent sur un fond en pierre rouge du Jura.
Ces colonnes sont reliées par des balcons en pierre polie de l'Echaillon portés par des balustres en marbre vert de Suède ; elles sont accompagnées par autant de colonnes en marbre fleur de pêcher, aux chapiteaux en bronze doré de deux ors. Ces dernières colonnes soutiennent des claustra en pierre du Jura, dont les œils-de-bœuf sont ornés de bustes en bronze doré. 
Chacun des avant-corps est surmonté d'un fronton sculpté. L'attique est enrichi de sculptures dont le fond est incrusté de mosaïques dorées. Sur toute la façade et sur les avant-corps en retour règne une rangée de masques en bronze doré. Enfin, au-dessus des bandeaux, en marbre de brocatelle violette, s'élèvent à chaque angle des groupes en bronze doré. Au-dessus de la façade on aperçoit la coupole de la salle revêtue de bronze, et au delà le grand mur de la scène s'élevant à une hauteur de 45 mètres et surmonté aux angles et au sommet de groupes en bronze.
Les groupes qui décorent, au rez-de-chaussée, les avant-corps de la façade sont en pierre, d'une hauteur de 3m30, ayant 1m75 de large à la base ; ils représentent, en commençant par celui à gauche :
L'Harmonie, groupe composé de trois figures, l'Harmonie, la Poésie et la Musique, par François Jouffroy ; La Musique instrumentale, composée de sept figures, le génie de la Musique, deux femmes et quatre enfants, par Eugène Guillaume.
La Danse, groupe de neuf figures, Génie de la Danse et danseuses. Certaines parties de ce groupe de l’œuvre, de J.-B. Carpeaux, sont inachevées. Sur la jambe gauche d'une des danseuses on distingue encore les points du praticien. On se souvient des ardentes polémiques dont le groupe de la Danse fut l'objet. Vers la fin de 1869, un arrêté ministériel ordonna que ce groupe serait retiré de la place qu'il occupe et transporté dans l'intérieur du bâtiment. Un nouveau groupe de la Danse fut commandé à C.-A. Gumery ; l'artiste avait achevé son modèle, quand la mort vint le frapper ;
Le Drame lyrique, groupe de quatre figures, la Vengeance, la Vérité et deux hommes, par J.-J Perraud.
L'attique est également décoré de masques en bronze doré ; ces masques sont la dernière œuvre de Klagmann. Ils sont au nombre de cinquante-trois, reproduisant douze types de masques antiques, comiques et tragiques ; ils mesurent 0m80.
Enfin, l'attique supporte divers groupes en bronze doré : À gauche, l'Harmonie, groupe de trois figures ; il mesure 7m50 de haut et 5m50 de base ; il est de C.-A. Gumery.
À droite, la Poésie, trois figures de mêmes dimensions, du même artiste.
Les Pégases en bronze du grand pignon de la scène ont 5 mètres de hauteur ; ils sont de E.-C. Lequesne. Au sommet du pignon : Apollon, la Poésie et la Musique, groupe en bronze de 7m50 de haut et 4 mètres de large, par A. Millet.
En pénétrant dans le vestibule de la façade principale, dont le sol est revêtu d'un dallage à grands compartiments, le public aperçoit en face quatre statues assises, représentant quatre compositeurs des écoles française, italienne, allemande et anglaise. Chacun d'eux porte le costume de son temps. Au-dessus de ces statues sont sculptées les armes de la ville natale de chaque compositeur.
Il est important que les escaliers, leurs dégagements et les communications qui s'y rattachent soient disposés de telle sorte que, sans barrières, sans obstacles matériels, le courant de la circulation établisse naturellement entre les diverses classes de spectateurs la séparation qui répond aux diverses catégories de places.
Les marches du grand escalier sont de marbre blanc de Serravezza ; elles sont bordées par une balustrade en onyx dont les deux cent vingt-huit balustres, en marbre rouge antique, reposent sur des socles de marbre vert de Suède. 
Les voûtes du palier central et les colonnes qui les soutiennent, construites en pierre de l'Echaillon, sont ornées d'attributs et d'ornements divers, au milieu de délicates arabesques.
À la hauteur du vestibule de la façade, la rampe centrale de l'escalier aboutit à un palier qui donne accès par une porte monumentale aux baignoires, à l'amphithéâtre et à l'orchestre, puis, par les rampes latérales, à l'étage des premières loges et du foyer. 
Aux abords de la rampe centrale sont placées, de chaque côté, des figures décoratives supportant des appareils d'éclairage. Ces groupes, en galvanoplastie, ont 2m60 de haut et portent sur un socle de 0m90 de diamètre ; ils se composent chacun de deux femmes, l'une debout, l'autre assise, et d'un enfant tenant des lampadaires au nombre de trente-cinq lumières. Ces groupes sont de A.-E. Carrier-Belleuse.
La porte monumentale du palier central, exécutée avec des marbres précieux, est décorée de deux cariatides, qui soutiennent un fronton au-dessus duquel deux enfants en marbre blanc s'appuient sur les armes de la ville de Paris.
Il faut, en dehors du courant de la foule, à proximité des escaliers et en communication facile avec les principaux dégagements de la salle, un ou deux salon où les spectateurs puissent attendre leur voiture sans être exposés à des courants d'air meurtriers, à des froissements déplorables pour les toilettes. Ces salons d'attente doivent, pendant les froides soirées d'hiver, servir de refuge à des femmes légèrement vêtues et sortant d'une salle très échauffée. On évitera donc d'en ouvrir les portes immédiatement sur la rue, elles s'ouvriront plutôt sur des galeries closes et chauffées où se tiendront les gens de livrée.
L'avant-foyer se compose d'une galerie de 20 mètres de long, à chaque extrémité de laquelle se trouve un salon ouvert, qui communique avec les corridors du premier étage de la salle. La galerie donne d'un côté sur le grand escalier, de l'autre sur le grand foyer. 
Cette dernière partie est ornée de huit pilastres en marbre fleur de pêcher, portant des arcades dans le tympan desquelles des enfants, assis sur la corniche, soutiennent des médaillons. La hauteur de ces tympans est de 1m40 sur 5 mètres de large. Ils représentent en commençant par l'est : la Peinture en Bâtiments et la Fumisterie, par H. Chevallier ; la Mosaïque et la Mécanique, par Mathieu Mesnier ; la Couverture et la Marbrerie, par G. Guitton.
Entre les pilastres se trouvent alternativement trois portes de 7 mètres de haut, donnant accès sur le grand foyer, et deux panneaux ornés de glaces. Sur les pieds-droits des extrémités, de chaque côté de la galerie, sont appendus au milieu de palmes en bronze quatre médaillons en émail. Chacun de ces médaillons représente sur un fond bleu un instrument de musique de la France (oliphant), de l'Egypte (sistre), de la Grèce (lyre) et de l'Italie (tambour de basque et flûte de Pan).

Ces galeries seront, autant que possible, parallèles à la file des voitures, pour que la sortie puisse s'effectuer par plusieurs issues à la fois. C'est une nécessité analogue à celle qui fait placer les salles d'attente d'une gare bien entendue parallèlement à la voie.

Les deux pavillons latéraux, destinés à des usages différents, ne sont pas d'une construction semblable. Celui de l'est est percé d'arcades à jour, pour la descente à couvert des voitures. Celui de l'ouest, qui, à l'origine, devait former une dépendance de la loge du chef de l’État, est muni d'une double rampe carrossable qui aurait permis aux voitures de s'arrêter dans un vestibule clos et couvert, situé à la hauteur des loges du rez-de-chaussée. À l'entrée de la double rampe, s'élèvent des colonnes rostrales en granit d’Écosse ; chacune des entrées de ce pavillon est ornée de deux cariatides.

Ces salons d'attente, où pourront, au moment de la sortie, se réunir trois ou quatre cents personnes, mais pour peu de temps, n'ont pas besoin d'une grande hauteur ; on pourrait prendre pour type le vestibule du Théâtre-Français. Dans ces conditions, on peut peut-être utiliser le vide qui se trouve entre l'amphithéâtre et les premières loges.
Le public ne se réunit pas au foyer comme dans un salon ; il s'y promène. 
Les foyers doivent donc comprendre : Une ou deux galeries aussi développées que possible en longueur ; Une galerie ou loge ouverte ; Et vers les extrémités de la principale galerie avec laquelle ils communiqueront par une double haie de petits salons, où les habitués qui ne goûtent pas les plaisirs ambulatoires pourront causer paisiblement.
La loggia, ou galerie ouverte, s'étend sur toute la longueur, les sept grandes portes qui y donnent accès sont ornées de colonnes de marbre et couronnées par un cartouche et deux enfants d'une hauteur de 1m50 dus au ciseau de C. Gumery.
On doit trouver encore à proximité des foyers : le salon du glacier et une pièce convenable pour son laboratoire dont on doit faire le service et l'approvisionnement sans passer par la salle ni le foyer. Enfin, un emplacement convenable pour la bouquetière et pour le libraire.
Les corridors, dont la hauteur est déterminée par celle des loges, seront toujours trop bas. Aussi il est à désirer que l'on adopte le parti de les ouvrir du côté opposé aux loges, sur de larges et élégantes galeries comprenant deux étages. Le sol des corridors ne saurait être parqueté à cause de la sonorité des parquets ; il doit être couvert de mosaïques assez élégantes pour dispenser du poudreux tapis qu'il est si difficile d'y entretenir propre et en bon état.
Le sol de la galerie, comme celui de tout l'étage et des corridors de la salle, est dallé en mosaïque. La voûte est également entièrement revêtue de mosaïque. Parmi toutes les splendeurs artistiques du Nouvel-Opéra, l'emploi de la mosaïque est un des moyens décoratifs auxquels l'architecte attachait le plus de prix et qu'il tenait le plus à réaliser. Le Nouvel-Opéra en a montré en France le meilleur spécimen.

On doit trouver à proximité de la salle les dépendances suivantes :
À chaque étage, dans les corridors des loges, plusieurs cabinets où les ouvreuses puissent placer les objets de toilette qu'on leur confie.
Aux abords de l'orchestre et du parterre, des vestiaires d'une certaine étendue et surtout d'un accès facile. Plus de cent personnes de chaque côté de l'orchestre y déposent leurs vêtements et se pressent pour les reprendre, toutes à la fois, au moment de la sortie.
On doit avoir des closets à chaque étage et dans les meilleures conditions d'aérage et de propreté. Les femmes doivent pouvoir s'y rendre sans embarras et trouver dans leurs dépendances une pièce où elles puissent facilement réparer leur toilette.
Il faut donc que ces retraits indispensables soient précédés de dépendances suffisantes pour sue l'accès n'en soit pas interdit par une indication trop évidente de leur destination, et cependant qu'ils ne soient pas trop éloignés des couloirs des loges.

À travers cette étude, nous pouvons noter un point majeur qui a présidé à la construction de l'Opéra : le Nouvel-Opéra de Garnier n'est pas un lieu culturel tel qu'on le conçoit de nos jours. C'est avant tout un lieu de représentation, un lieu où les visiteurs sont les propres acteurs de la comédie qui se joue chaque soir. Il faut se montrer, il faut être vu. Les riches ornements et les allégories de tout genre sont adaptés à la société qui fréquente les lieux, et qui est à même de les comprendre. À l'Opéra, tout est fait pour complaire aux besoins de cette haute société de la fin du XIXe siècle, des marches de l'entrée jusqu'aux loges de la salle. À propos de ces loges, il convient de rappeler qu'elles sont en grand danger, certaines ayant d'ors et déjà été supprimées afin de gagner quelques places en ajoutant une trentaine de sièges. Pour s'accorder au besoin de rentabilité d'un lieu culturel, on va donc l'amputer de ce qui fait sa spécificité. 
Il ne faudra plus parler de l'Opéra Garnier comme un chef d’œuvre de l'architecture éclectique du Nouvel Empire, mais comme un vulgaire site touristique vendu aux exigences de rentabilité et qui en a par la même occasion perdu son âme. Comme on peut le voir sur cette photo, la grande salle de l'Opéra semble désormais édentée, la lumière ne s'accordant absolument plus avec ce nouveau rythme insensé. Pour toutes ces raisons, il est impératif de signer la pétition contre la mutilation des loges de l'Opéra, à retrouver ici.